
Le syndicat local de Montfort connaît un passage de témoin à sa tête avec le départ de David Lavenant de la présidence, remplacé par Olivier Coupery.
Il y a des départs qui ressemblent à des abandons. Celui de David Lavenant n’en est pas un. Après cinq années à la présidence du syndicat local de Montfort, il a choisi de transmettre le flambeau à Olivier Coupery. Un successeur déjà très engagé qu’il n’a pas découvert par hasard : il l’a identifié, encouragé et convaincu de prendre la relève. «On a les mêmes valeurs, les mêmes lignes de conduite. Il y a une continuité qui s’instaure », souligne-t-il.
Plus qu’un simple changement de présidence, c’est une transmission mûrement réfléchie, fondée sur la confiance et la volonté d’assurer la continuité du travail engagé.
Un mandat placé sous le signe de l’engagement
À l’heure du bilan, David Lavenant retient avant tout la solidité du syndicat local. Malgré le regroupement des exploitations et la baisse constante du nombre d’agriculteurs, le nombre d’adhérents a été maintenu, voire légèrement renforcé. Une satisfaction et une reconnaissance qui sont le fruit de plusieurs années d’investissement sur le terrain.
Parmi les souvenirs les plus marquants, il évoque l’accompagnement d’un adhérent confronté à de lourdes difficultés, à la fois financières, administratives et humaines. «On l’a soutenu et accompagné pour qu’il ne se sente pas seul dans l’histoire. » Une action menée dans la discrétion, mais dont David Lavenant reste particulièrement fier.
Autre réussite mise en avant : les oppositions aux contrôles, une démarche initiée sous son impulsion. «Ça créait l’unanimité. Et l’administration a continué sur la même voie cette année. » Pour lui, cette évolution constitue une avancée concrète qui s’inscrit dans la durée et qui avait aussi vocation à limiter l’impact psychologique
pour préserver les agriculteurs. Les mobilisations agricoles de 2024 restent également un moment fort de son mandat. «Neuf Français sur dix soutenaient l’agriculture. Quand on est soutenu comme ça, ça motive davantage à défendre la profession. »
Défendre une agriculture à taille humaine
S’il fallait résumer les années de présidence de David Lavenant en une conviction, ce serait celle-ci:
«Défendre une agriculture familiale et à taille humaine ». Pas la course aux hectares, ni les exploitations toujours plus grandes:
«J’ai toujours voulu défendre des exploitations qui font vivre une ou deux familles. C’est ça l’avenir : préserver le nombre d’agriculteurs qui seront encore présents dans dix ou quinze ans ».
Un travail collectif salué
Au moment de tourner la page,
David Lavenant tient à remercier celles et ceux qui lui ont fait confiance tout au long de son mandat. Il adresse des remerciements chaleureux à Sabine Cadoux, fidèle trésorière, ainsi qu’à Jérôme Corby et Laurence Gousson pour leur engagement constant. Il réserve également un mot particulier à Gaël Levasseur, président de cercle. Un hommage appuyé à tous ceux qui font vivre le syndicat, souvent loin des projecteurs.
Un engagement qui se poursuit
Si David Lavenant quitte la présidence, il ne quitte pas pour autant l’engagement syndical. Il demeure adhérent de la FDSEA et poursuit son implication au sein du conseil d’administration du Chesnay, à l’invitation de Frédéric Arnoult, secrétaire général de la FDSEA Île-de-France. Parallèlement, il continue de développer, avec son épouse Déborah, leur activité de diversification autour de la culture de lentilles.
Lorsqu’on lui demande de résumer ces années de présidence en trois mots, la réponse vient naturellement: «Satisfaction, convivialité et courage».
À Olivier Coupery, désormais, d’écrire la suite de l’histoire. Une page se tourne, mais le relais est fait, le syndicalisme de proximité est entre de bonnes mains.
