Agriculteur à Vert-le-Grand (Essonne), Pierre Marcille est Président de la Safer Île-de-France.

« Au cœur du marché du foncier agricole, acteur engagé de la transmission, la Safer est votre outil ; un opérateur incontournable et singulier.

Incontournable, parce que sa connaissance exhaustive des opérations foncières d’Île-de-France lui confère une lecture précise des valeurs des terrains par territoire, notamment les tendances récentes et les particularités locales. Plus récemment, les informations sur les transferts de parts sociales, dont nous sommes désormais notifiés, élargissent encore davantage notre champ de compétence et de connaissance. L’accompagnement que nous proposons désormais aux cédants porte un regard à 360 degrés sur l’ensemble des questions liées à la transmission : évaluation des biens, négociation, analyse fiscale et économique, stratégie juridique, identification des repreneurs potentiels.

Singuliers, nous le sommes par notre statut particulier : entreprise de droit privé, nous sommes sous la double tutelle des ministères de l’Agriculture et des Finances et notre conseil d’administration se compose des acteurs du monde agricole et rural (syndicats agricoles, chambre d’Agriculture, collectivités locales, forestiers, chasseurs…), ainsi que de représentants de l’administration. Cette singularité est renforcée par le fait que la Safer dispose d’outils spécifiques, tels que le droit de préemption, ou encore la possibilité de louer des terres à des agriculteurs pour un temps limité, en dérogation du code rural.

Dans un contexte où beaucoup d’entre nous étudient la future transmission de leur ferme, il me semble important de rappeler les principales missions de l’institution que je préside depuis presque quatorze ans.

La Safer de l’Île-de-France défend la préservation de la vocation agricole de nos territoires, la maîtrise des prix du foncier agricole, l’installation et le confortement. Avec mes équipes, nous œuvrons dans ce sens au quotidien en gardant à l’esprit ce qui a fait notre réussite : ancrage de terrain, écoute de l’ensemble des acteurs du monde agricole, rigueur, professionnalisme.

Par ailleurs, j’insiste sur l’absolue nécessité, pour notre Safer, de savoir s’adapter aux évolutions du secteur agricole, que ce soit sur un plan réglementaire, économique, mais aussi humain. Les attentes des cédants, comme celles des repreneurs, évoluent avec le temps, et chaque génération a ses propres préoccupations, différentes des précédentes. Enfin, chaque projet de cession est différent, et nous devons nous adapter aux singularités du ou des repreneurs, tout en répondant aux attentes spécifiques du cédant.

Proposer aux cédants un contexte sécurisé, cohérent avec le contexte du marché mais aussi de la réglementation, garder à l’esprit la vision économique de l’agriculture : voici les défis que la Safer de l’Île-de-France se propose de relever avec vous, pour accompagner efficacement le renouvellement des générations. »