
Le président de la FDSEA Île-de-France, Guillaume Moret, prend la parole après le vote de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale.
« 369 voix. C’est le nombre de députés qui ont approuvé, à l’Assemblée nationale, la loi d’urgence agricole.
Ce vote constitue un signal important. Il traduit enfin une réalité que nous portons depuis de nombreux mois : l’agriculture est confrontée à une situation d’urgence. Une urgence bien concrète, celle de l’accès à l’eau, de la protection des productions, de la préservation de nos moyens de production et, plus largement, de la capacité des agriculteurs à continuer de produire dans des conditions viables.
Cette adoption est donc une étape positive. Elle témoigne d’une prise de conscience politique que nous avons appelée de nos vœux et à laquelle la mobilisation du réseau FNSEA a largement contribué. Votre présence lors de la mobilisation du 13 janvier dernier devant l’Assemblée nationale a compté.
Pour autant, nous ne pouvons pas nous satisfaire pleinement du texte tel qu’il a été voté. Certaines dispositions restent insuffisantes, d’autres manquent d’ambition au regard des attentes exprimées sur le terrain. Les agriculteurs ont besoin de réponses concrètes, efficaces et rapidement applicables. Sur plusieurs sujets majeurs, nous estimons que le compte n’y est pas encore.
C’est pourquoi notre action se poursuit dès maintenant. Le texte arrive désormais au Sénat, où une nouvelle phase de travail s’ouvre. Nous devons rester pleinement mobilisés pour faire valoir les propositions que porte la FNSEA et obtenir les améliorations nécessaires. La FDSEA Île-de-France prendra toute sa part dans cette démarche. Dans les jours à venir, nous irons à la rencontre des sénateurs franciliens afin de leur présenter les réalités de notre agriculture et les enjeux spécifiques de notre territoire. Qu’il s’agisse du foncier, de la gestion de l’eau, des contraintes réglementaires ou des conditions de production, les préoccupations des agriculteurs franciliens doivent être entendues et prises en compte.
Une commission mixte paritaire viendra ensuite poursuivre le travail législatif. Le chemin reste long. Mais une première étape a été franchie et nous entendons rester pleinement engagés pour voir ce texte aboutir.
Je tiens enfin à saluer la mobilisation de l’ensemble des agriculteurs. Depuis de nombreux mois, votre engagement, votre détermination et votre sens des responsabilités permettent de faire avancer nos dossiers. Cette mobilisation demeure indispensable. Plus que jamais, nous restons unis et déterminés. Le travail continue. »
